LE MÉTIS: RED RIVER MÉTIS YOUTH REFLECTS ON FILMMAKING JOURNEY
LE MÉTIS: RED RIVER MÉTIS YOUTH REFLECTS ON FILMMAKING JOURNEY
Rétrospective d'un jeune Métis de la rivière Rouge sur son parcours de cinéaste
Matthew Shoup, un jeune Métis de la rivière Rouge de Winnipeg, travaille fort pour perfectionner son talent de cinéaste.
Le jeune de 17 ans a récemment participé au Gimmie Some Truth Documentary Festival, qui comprend des conférences, des ateliers et des projections spéciales de films. Shoup décrit son expérience de lauréat pour le défi Gimme 10 in 30! « Dix participants sont choisis au hasard pour produire un documentaire de 10 minutes en 30 jours. Ensuite, une fois ces 30 jours écoulés, le film est projeté au festival, précise-t-il. C'est intéressant parce qu'on a une limite de temps pour faire le film, alors il faut continuer quoi qu'il arrive. » Shoup a créé un documentaire intitulé Michif French: A Documentary About The Dying Métis Language pour le festival, qui présentait un regard en profondeur sur ce dialecte de michif parlé principalement à Saint-Laurent et dans le sud-est du Manitoba.
« Le film traite principalement des expériences de ma grand-mère à ce sujet. Sa langue maternelle était le français michif, et une de mes enseignantes à l'école, Mme Behrendt, parlait aussi cette langue pendant son enfance et la parle encore aujourd'hui. J'ai donc communiqué avec ces deux personnes pour leur demander si elles aimeraient m'aider et être interviewées. Elles ont eu la gentillesse d'accepter, et je leur suis reconnaissant de partager leurs connaissances et leur temps. Le film explique en quoi consiste le français michif, raconte son evolution au fil du temps et precise pourquoi c'est une langue en voie de disparition.»
Le cinéaste est ravi de la réception positive qu'il a reçue au festival.
« Je crois que le résultat était plutôt bon, malgré la durée du tournage de 30 jours, et je crois que les gens l'ont aimé lors de la projection, et il y a eu beaucoup de bons commentaires par la suite. Les gens venaient me voir pour me faire part de leurs commentaires et tout. C'était génial. » Shoup reconnait que de nombreuses langues autochtones sont disparues, et en tant que citoyen métis de la rivière Rouge, il se sentait responsable d'aider à garder cette langue vivante.
« Chaque personne s'y prend différemment, mais ma méthode à moi est de faire des films, alors c'est ce que je fais. Je vais le faire le reste de ma vie, en essayant de préserver cette langue par le film, a-t-il dit. Je pense que c'est très important, surtout parce que c'est la langue maternelle de ma grand-mère. Je pense qu'il est important de préserver cette langue. »
Le jeune Métis de la rivière Rouge est actuellement en 12e année et espère fréquenter l'Université de Winnipeg pour continuer à parfaire sa passion pour la réalisation de films. Il précise qu'il se destine à l'industrie depuis l'école Intermealaire.
« Je voulais être un acteur, et j'ai réalisé qu'il faut jouer dans des films pour devenir acteur, et je me suis rendu compte que personne n allait me aonner un role dans leurs mims, » declare Shoup. « J'ai donc décidé de faire mes propres films, et j'ai eu un coup de cœur pour la réalisation de films, encore plus que la profession d'acteur, et c'est là que les choses ont décollé.» Shoup a produit plusieurs œuvres sur sa chaîne YouTube, y comoris un court documentaire aui a attire l'attention internationale appelé COVID/CHOIR.
« Ça décrit comment le programme de chorale de mon école a géré la pandémie de COVID-19. C'est un film qui a été très bien reçu. Il a été projeté à l'échelle internationale dans le cadre de divers festivals de films, explique-t-il dans la prémisse du documentaire. J'ai aussi fait un film appelé Yours, qui a été projeté au Winnipeg Reel Pride Film Festival. Ce film m'a valu les mentions meilleur film (choix du public) et meilleur réalisateur émergent (choix du jury), un honneur extraordinaire. » Shoup se décrit comme un fier citoyen métis de la rivière Rouge et déclare que son héritage de Métis de la rivière Rouge est devenu plus important pour lui au fil des années.
« Je suis encore jeune, mais quand j'étais plus jeune, ma grand-mère nous disait, vous êtes des Métis, il faut agir comme des Métis. Elle continuait ces traditions avec nous. Je ne comprenais pas vraiment à l'époque à quel point c'était important et à quel point j'ai de la chance d'avoir ça, parce que ces traditions auraient pu être perdues, et beaucoup d'entre elles l'ont été, mais nous en avons encore quelques-unes, et j'ai de la chance de les avoir, dit-il. Je suis très fier d'être Métis, et je veux faire tout ce que je peux pour faire plaisir à nos ancêtres pour tout ce qu'ils se sont battus pour avoir. » Les documentaires de Shoup, comme COVID/CHOIR, Michif French: A Documentary About The Dying Métis Language et d'autres œuvres peuvent être visionnés sur sa chaîne YouTube.